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Quand les Pays Bas veulent faire travailler les jeunes des banlieues

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C’est une information qui n’est pas passée inaperçue dans la classe politique néerlandaise. La ministre des Affaires sociales et de l’Emploi a dévoilé une idée pour solutionner les difficultés de recrutement. Karien van Gennip propose de faire travailler de jeunes français issus des banlieues.  » Je pourrais imaginer que nous investissions dans ces bacheliers français ou, par exemple, espagnols pour les faire travailler ici dans l’hôtellerie ou l’horticulture. » Les Pays Bas sont confrontés, comme en France à ce souci qui va impacter certains commerçants cet été.

L’idée intéressée de Karien van Gennip

Ce qui peut paraître être 1 mesure digne de charité chrétienne n’est peut être qu’un leurre. N’est ce pas une possibilité d’avoir à disposition une main d’oeuvre pas chère? Karien van Gennip est proche des milieux économiques. En 2008, elle est élue jeune leader mondial par le Forum économique mondial.

La ministre a eu une longue expérience professionnelle dans le milieu bancaire chez ING, banque néerlandaise. C’est par là qu’elle a acquis un lien avec la France. Elle est devenue directrice générale de ING Bank France le 1er octobre 2015. Elle y reste 5 ans et vit pendant cette période à Paris.

Apparemment, la ministre devait alors vivre dans les beaux quartiers de la capitale. Elle ne semble pas avoir été confrontée à ce qu’est la jeunesse des banlieues. Partout en France, et de manière de plus en plus marquée, les français sont confrontés à la délinquance et la violence de ces « jeunes » pour qui tout a été fait. Quartiers rénovés, écoles améliorées par des classes non chargées, milieu associatif constamment subventionné mais rien n’y fait. Et encore moins leur volonté de travailler. Le trafic de drogues et trafic en tout genre sont une source de revenus et de tranquillité bien plus confortables.

Les 40 ans de la politique de la ville sont un fiasco mais Karien van Gennip pense changer cela en un coup de baguette magique. Ce que ne croient pas ses opposants politiques qui eux n’hésitent pas à mettre en avant les problèmes du mal français.

Réaction du parti pour la liberté

Cette suggestion de la ministre provoque le courroux de certains courants politiques à droite de l’échiquier politique. Force est de constater que ces personnalités politiques semblent bien plus à l’aise que nombre de leurs homologues français pour parler de cette question.

Geert Wilders, président du très controversé Partij voor de Vrijheid (PVV ou parti pour la liberté) connu pour ses positions anti-immigrationnistes et populistes s’est exprimé à ce sujet.

« C’est de plus en plus fou. Un jour il faut détruire les agriculteurs, le lendemain on ajoute des méga centres de demandeurs d’asile et aujourd’hui on va faire venir ici des chômeurs français des banlieues dangereuses. »

Réaction forte du Forum voor Democratie

Autre réaction celle du Forum voor Democratie de Thierry Baudet. Ce mouvement conservateur et eurosceptique, qualifié de populiste, déclare « Le gouvernement veut faire venir de ‘’jeunes’’ chômeurs des banlieues françaises aux Pays-Bas. C’est dément. Des Africains peu scolarisés, responsables de l’insécurité et de la délinquance dans les banlieues, n’ont rien à faire aux Pays-Bas. Travailler et vivre ici est pour nos gens. ». Bref une ode à la préférence nationale. Il est même allé plus loin dans ses paroles

« Dans une interview, le ministre Van Gennip a révélé qu’elle souhaitait inclure les « jeunes » (lire : les Africains) des banlieues françaises, connues pour leur criminalité. Absurde,† La ministre ne comprend-elle pas à quel point sa proposition est destructrice ». Il citait expressément Saint Denis ou encore la Courneuve.

Pendant ce temps, en France, on n’a pas pensé aux jeunes de banlieue pour venir prêter main forte aux restaurateurs en manque de bras. Un accord est proche d’être trouvé avec le secteur du tourisme et de la restauration pour faire travailler des tunisiens. Une bonne occasion d’installer, de nouveau, de la main d’oeuvre étrangère à bas coût qui aura les clés pour s’installer sur le territoire national.

Pour l’instant, ce dispositif est réservé à 3.500 candidats. Ce qui est un chiffre marginal par rapport aux centaines de milliers de postes à pourvoir en France.

Crédit photo: wikipédia

Le miroir du Nord, 2022. Dépêches libres de copie et de diffusion sous réserve de mention et de lien vers la source d’origine

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