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Grégory Pamart, candidat sans étiquette dans le Nord « Nous souhaitons donc nous mettre au service de la liberté, de la vérité, de la vie »

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Fin avril, nous vous présentions Grégory Pamart qui occupait les premiers rangs de l’actualité locale mais pas que. Son passage dans l’heure des pros sur Cnews animée par Pascal Praud avait détonné. Ce médecin refusait la vaccination obligatoire et avait arrêté son activité. Il expliquait également être inquiété par l’ordre des médecins pour avoir soigné une personne gravement malade alors qu’il n’était plus considéré comme médecin.

Il a décidé d’aller plus loin et de se présenter aux législatives dans sa circonscription (12eme du Nord). Découvrez son portrait et ses motivations.

Pouvez-vous vous présenter ainsi que l’origine de l’initiative de votre candidature ?

Grégory Pamart, je suis un être humain, français, père de famille, médecin. Comme de nombreux soignants, j’ai été victime d’une mesure politique punitive qui m’empêche de travailler.

Face à une politique oppressive, il y a trois possibilités :

  • Céder à la violence et l’agressivité : tout casser, faire une révolution et remplacer un tyran par un autre après beaucoup de souffrance.
  • Vivre en marge de la société : « pour vivre heureux vivons cachés ».
  • Rester, continuer à aimer même ce qui est abimé et essayer de réparer.

J’ai choisi d’exprimer ce temps libre qui m’a été donné dans l’exercice de ma vocation : l’esprit de service.

Le chemin de cette élection, c’est une petite graine, l’idée que « quand quelque chose ne convient pas, nous pouvons soit le déplorer, soit changer les choses, à notre mesure, et sans grandes ambitions ». Rapidement, cette graine a trouvé de l’eau et de la lumière à travers des rencontres. D’abord Anne-France, ma suppléante, qui exprimait les mêmes projets fous à travers la même simplicité. Puis une poignée de connaissances, rapidement devenues des proches… Une équipe qui grossit à une vitesse folle.

La confirmation, enfin, de cette idée, que lorsque l’on laisse les personnes exprimer leurs talents, leurs compétences et leur motivation en toute liberté, le résultat est bien meilleur que tout ce que l’on aurait pu imaginer.

Quels sont les points majeurs de votre programme?

En quelques mots : nous mettre au service… Nous pouvons nous arrêter un instant sur la dialectique : dans toute entreprise on peut chercher à servir, ou à SE servir. C’est un des drames de la politique partisane.

Nous souhaitons donc nous mettre au service de la liberté, de la vérité, de la vie.

La liberté, c’est permettre à chacun de répondre à ses besoins fondamentaux. On ne parle pas de répondre à des envies ou des pulsions, uniquement aux besoins fondamentaux. Rappelons que l’État, il y a peu, a décidé pour nous de ce qu’étaient les besoins de « première nécessité ». Sans surprise, les temples de la consommation sont restés ouverts mais nous n’avions plus le droit de voir notre grand-mère.
Surtout, il y a derrière l’idée que, lorsque l’on nous enferme dans des cases (ou sous des étiquettes), on limite notre capacité d’action et notre envie de bien faire.
La liberté c’est laisser chacun suivre son chemin sans lui imposer notre autoroute artificielle et sur-fréquentée.

La vérité, tellement mise à mal, tellement galvaudée. Nous sommes dans un monde de permanence de l’information, tout va si vite, on ne cherche même plus à savoir si quelque chose est vrai, on sait très bien que « l’information » sera balayée avant que nous n’ayons la réponse.
De vérité, il n’y en a plus, ou alors nous cédons à un relativisme : « les vérités », chacun la sienne.
La politique se heurte logiquement au fil des mensonges à une crise de confiance. Qu’importe finalement, ou tant mieux, pour les politiciens professionnels puisque les plus lucides ne votent plus.
De notre côté, nous proposons une moralisation de la vie politique… Nous nous engageons personnellement pour la sincérité, la moralité et la vérité en politique. Nous nous engageons à rendre des comptes !

La vie enfin… Il me faudrait un roman pour en parler, défendre la vie c’est parler d’environnement, de société, de lien local qui ait du sens, d’échange, de paix, de bioéthique…
Chaque vie compte. L’État nous a habitués à être fort avec les faibles et faible avec les forts. Nous proposons de restaurer un pacte social, de prendre soins des plus fragiles.

Votre candidature semble à 1ere vue porter sur la question des libertés. Comment intégrez-vous les préoccupations des Français que sont le pouvoir d’achat, l’emploi et la sécurité ?

Ces derniers mois, j’ai mûri le constat que la médecine s’intéresse bien trop aux conséquences sans aller au bout des causes. Aujourd’hui, j’affirme que ce constat s’applique à tous les pans de la société.

Pour répondre à ces questions nous ne ferons pas l’économie d’une réflexion globale, nécessairement non aboutie en quelques colonnes. Nous n’offrirons que quelques pistes.

Cessons de courir après le pouvoir d’achat qui est le pilier de notre société de consommation. Le pouvoir d’achat n’est qu’un faux pouvoir, celui d’intéresser celui qui a quelque chose à vous vendre, tant que vous avez de l’argent. C’est la recherche du pouvoir d’achat qui nous pousse à acheter toujours moins cher et être prêt à tout pour obtenir plus d’argent. C’est la cause première de la diminution de l’artisanat, de la mort des petites entreprises, des petits commerces, des petits producteurs.

Tout ce tissu d’honnêtes gens fait place à des grandes structures toujours plus efficaces et déshumanisées pour produire à moindre coût. L’artisan devient un ouvrier « tournevis » quand il n’est pas remplacé par un homologue de l’autre côté de la planète.

Finalement, nous découvrons que dans une vision globale, tout est lié, et la recherche effrénée du pouvoir d’achat est le premier responsable des difficultés du secteur de l’emploi.

Du chômage qui pèse à la baisse sur les salaires et de l’altération des conditions de travail.

Enfin, la sécurité. Quand vous acceptez une société qui classe les individus, qui différencie celui qui a réussi de « celui qui n’est rien », vous introduisez de la violence.

On admet communément que posséder de l’argent, un talent particulier, une charge particulière (au hasard : député) vous donne des droits sur les autres.

Mais si vous admettez que posséder de l’argent vous donne le droit de disposer des bras ou du bien-être d’un être humain, pourquoi refuser d’admettre que posséder un revolver et assez de désespoir pour s’en servir ne vous donne pas le droit de disposer du portefeuille de quelqu’un ?

Devant tous ces problèmes une seule solution : la non-violence, l’approche bienveillante. Laisser à chacun la liberté de répondre à ses besoins fondamentaux. Cesser de courir après le pouvoir d’achat et récupérer notre pouvoir (et notre responsabilité) de faire nos choix !

C’est ambitieux… Mais ce programme ne se développe pas dans notre société de l’immédiat. Cela va demander de la constance, du temps, nous montrerons l’exemple !

À une époque où la politique semble dénuée de sens pour beaucoup de Français, en quoi votre candidature peut inverser la tendance chez les abstentionnistes ? Quel message souhaitez-vous leur faire passer pour les convaincre d’aller voter?

Quand je me suis présenté, je voulais saisir l’opportunité de ce scrutin pour tenir un discours un peu contre-intuitif, plutôt à destination de ceux qui votent qu’à destination des abstentionnistes (quoi que ?).
On dit souvent que les abstentionnistes sont irresponsables, mais si vous déposez un bulletin dans l’urne avec la satisfaction du devoir accompli et que selon le résultat : soit vous chargez une tierce personne de changer le monde à votre place ; soit, vous attendez 5 ans pour prendre votre revanche… alors c’est peut-être vous qui manquez de sens des responsabilités ? Et le monde ne pourra jamais changer.

Le mot de la fin

Vous pouvez voter pour moi, vous pouvez dire à vos proches de vous renseigner à mon égard. Je m’engage à être honnête et faire de mon mieux.
Mais je ne pourrai pas à moi seul changer cette société, et il va falloir nous y mettre tous ensemble.
Quel que soit le résultat de cette élection, le chemin ne se termine pas, nous aurons encore à faire souvent confiance à la vie.

Crédit photo: DR

Le miroir du Nord, 2022. Dépêches libres de copie et de diffusion sous réserve de mention et de lien vers la source d’origine

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