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La Cordée à Roubaix: comment est elle financée? (2/2)

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Nous revenions hier sur cet épisode douloureux vécu par le jeune Nolan. On le voit harcelé car mangeant du porc. Le jeune garçon avait raconté les brimades subies par des élèves issus de l’immigration. Cela fut diffusé dans l’émission 7 à 8 de TF1 début mars.

L’équipe de cet établissement a beau tout essayé pour le vivre ensemble, les 80% d’élèves issus de familles musulmanes ne parviennent pas à l’intégration espérée. Ce sont les petits européens qui en subissent les conséquences.

Alors que le discours habituel est celui du manque de moyens donnés aux habitants immigrés de quartiers tels ceux de la ville de Roubaix, il n’en est rien pour la Cordée. Comment est financée cette école? Qui sont les généreux donateurs qui participent à privilégier les enfants issus de l’immigration?

Le réseau espérance banlieues

L’école de la Cordée fait partie du réseau d’écoles « espérance banlieues ». Ce réseau compte 17 écoles réparties en France avec 1 point commun central: leur installation dans les quartiers prioritaires. « à proximité des quartiers prioritaires de la politique de la ville, car nous refusons d’accepter que les inégalités scolaires et culturelles soient une fatalité. Nous poursuivrons notre action tant que ces fractures perdureront. » Tout comme on a pu le voir pour la Cordée, l’histoire de France et l’appartenance à la culture française sont fortement enseignées.

Encore un dispositif pour venir en aide aux habitants des quartiers prioritaires. Eux qui sont déjà gavés de subventions publiques depuis plus de 40 ans pour des résultats nuls.

Le budget moyen d’un enfant sortant de ces écoles coûterait moins cher que pour un enfant dans une école publique classique. Mais ce n’est pas les quelques dizaines d’euros mensuels déboursés par les familles qui peuvent financer entièrement son fonctionnement.

Le rôle des réseaux catholiques et des politiques

Ces écoles sont régulièrement pointées du doigt par des politiques et des syndicalistes laïcards du fait du rôle actif joué par des réseaux catholiques. Leur but serait l’appropriation de ces élèves habitant dans des quartiers difficiles en bons français.

Soutenus par des élus au penchant plutôt conservateur, elles ont été notamment subventionnées par Valérie Pécresse, Laurent Wauquiez et plus récemment Christelle Morançais, présidente de la région Pays de Loire. Les communes accueillant ces écoles ont largement contribué à leur développement.

Du côté des équipes opérationnelles, oubliée la diversité des élèves si bien avancée comme un argument de vente. Les portraits ressemblent davantage à la bourgeoisie versaillaise.

Mais c’est du côté de son fondateur, Emmanuel Mestrallet qu’il faut regarder pour mieux comprendre les soutiens. Tout d’abord mis en avant par Philippe De Villers, ou encore Xavier Lemoine, maire de Montfermeil, c’est par des membres du gouvernement qu’il fut aidé: Jean Michel Blanquer ou encore Bruno Le Maire.

Concernant la Cordée, elle bénéficie d’un bail emphytéotique de 50 ans signé avec la mairie de Roubaix. L’école mène également des actions de recherche de dons privés. Par exemple, vous pouvez parrainer une classe pendant plusieurs mois.

Ce sont les réseaux de la bien pensance qui ont pris le relai. Ce qui pouvait être considéré comme une tentative de voeu pieux est devenu un outil supplémentaire de prise en charge de l’immigration.

Le soutien de grandes entreprises, les Mulliez en tête

Espérance Banlieues compte une fondation permettant à des entreprises de devenir mécènes. Une personne est embauchée à ce titre comme Responsable Partenariat entreprises et Mécénat. Sur le site internet, on y découvre une grande partie de ces soutiens. On y retrouve des grands groupes comme l’Oréal, BNB Paribas, Valéo. Mais aussi des fondations qui drainent des millions d’euros par an comme la fondation Bettencourt.

Concernant la Cordée, l’origine des financements est venu encore récemment du Crédit Agricole.

Mais c’est côté de la galaxie Mulliez que l’aide est la plus conséquente. 2 fondations de la famille participent aux dons: la fondation Auchan et moins connue la fondation Anber. Cette dernière est menée par Bernadette (Mulliez) et André Leclercq. Elle ne publie jamais ses comptes. Selon un article des Echos de 2016, elle participe à des dizaines de projets par an qui lui coutent des millions d’euros.

Gérard Mulliez participe au fort soutien financier d’espérance banlieues depuis 2012. Il est convaincu que l’Education nationale est incapable de s’adapter au public spécifique des banlieues difficiles.

Une façon de participer à l’immigration

Le fondateur d’Auchan participe à sa façon à étendre encore plus l’immigration, à aider ces publics subventionnés par des fonds provenant des impôts des français. Pas d’aide de Mulliez pour les plus jeunes français de souche des campagnes par exemple qui ne disposent pas de tous les équipements pour leur confort. Pas d’aide pour les français ne pouvant pas sortir leurs enfants de banlieue, obligés de subir les foudres des immigrés à l’école. Quels sont les objectifs de ces grands industriels? Outre des considérations fiscales, ne sont elles pas non plus économiques? Conforter des populations immigrées en France, c’est bénéficier d’une main d’oeuvre moins chère.

crédit photo: capture facebook

Le miroir du Nord, 2022. Dépêches libres de copie et de diffusion sous réserve de mention et de lien vers la source d’origine

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