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La Société nationale de sauvetage en mer en alerte sur les parcs éoliens en mer

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La SNSM est une association créée en 1967. Elle compte 8800 bénévoles dans toute la France, DOM TOM compris et est financée quasiment uniquement par des dons privés. Elle effectue environ par an 2/3 des sauvetages en mer. Dans la région, elle se distingue par ses interventions fréquentes dans l’aide apportée aux migrants qui traversent la Mer Du Nord.

Mais il y a quelques jours, par une communication sur son site internet, elle a aussi montré son rôle en matière de prévention. Elle a donné quelques conseils sur un sujet qui va bientôt concerner le littoral dunkerquois: l’éolien en mer.

La SNSM déjà en alerte sur la navigation des bateaux dans les zones futures concernées

Le premier parc éolien en mer a été lancé il y a quelques semaines en grandes pompes à Saint Nazaire. Le premier d’une longue série prévue. Dans ce cadre les professionnels de la mer ont émis quelques conseils pour ceux empruntant des bateaux de navigation que ce soit dans le cadre privé ou professionnel.

Leurs conseils relèvent à la fois de la prévention (assurer le bon fonctionnement des équipements, regarder la météo avant un départ en mer), que de l’action en cas de problème lors de la présence en mer. On comprend que l’installation des éoliennes en mer sera à considérer sérieusement par les pêcheurs et même par les propriétaires plaisanciers. Les risques sont conséquents.

Des scénarii déjà imaginés par la SNSM

Les équipes de la SNSM ont bien en tête les mesures de sécurité adoptées par les constructeurs de parcs éoliens en mer. Même si ces derniers assurent que la sécurité de tous sera assurée, notamment par un espace suffisant entre chaque éolienne, cela ne semble pas si simple.

Ce qui est particulièrement en cause est leur emplacement vis à vis des couloirs maritimes. Passages obligatoires à emprunter par les bateaux, ces zones seraient particulièrement à risque. En août 2016, une note du ministère de l’Environnement, publiée le 17 août, définit les mesures de sécurité maritime à adopter lors des phases de détermination des zones propices à l’installation de champs éoliens en mer. Les objectifs sont doubles. Il s’agit d’abord de tenir compte des manoeuvres des navires mais aussi des arrêts d’urgence et les girations. Le ministère pensait également aux mesures évitant les perturbations sur les radars des navires et les systèmes de radionavigation.

Si les distances préconisées ne peuvent être respectées, l’autorité maritime peut demander à l’exploitant du parc une analyse formelle des risques. Mais dans la tête des politiques en place, ce type de précaution pourrait être omise. Selon eux, une accélération de l’installation de sources d’énergie renouvelable prend le pas sur tout le reste.

Comme le souligne la SNSM, c’est le temps qui permettra de connaître l’ensemble des cas posant problème. La cohabitation imposée entre bateaux et éoliennes ne sera pas sans risque. Le premier d’entre eux, déjà vécu en Normandie, est d’ordre économique. Les petits pêcheurs disparaissent au profit de grands navires pratiquant la pêche au gros.

Crédit photo DR
Le miroir du Nord, 2022. Dépêches libres de copie et de diffusion sous réserve de mention et de lien vers la source d’origine

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