Accueil Économie Population active régionale : où est donc la valeur travail ?

Population active régionale : où est donc la valeur travail ?

133
0

A l’heure où les slogans politiques sonnent pour encore un peu dans nos oreilles, l’Insee publie ses dernières statistiques issues du recensement de 2019. Les données ont donc moins de 3 ans.

Avec  1 176 270 emplois, le département du Nord est de loin le plus gros département métropolitain juste derrière Paris ( 1 177 663). Le suivant, les Bouches du Rhone, a 895 401 emplois soit plus de cent mille emplois de moins.

Le Pas de Calais, quant à lui, représente 640 411 emplois soit deux fois plus que la moyenne des départements métropolitains. Si le département représente une unité administrative qui a un sens « politique », il est un découpage qui pour certains d’entr’eux a un sens économique, pour d’autres aucun. C’est notre cas en Nord-Pas De Calais, tant pèse encore notre histoire. Mais passons là-dessus.

Ce qui nous intéresse en fait l’Insee c’est la comparaison départementale.

Un déficit d’emplois vis à vis du reste de la France

En 2019, le Nord a un taux d’activité de l’ensemble homme-femme de 70,8% entre 15 et 64 ans et le Pas de Calais de 70,3 % . A la moyenne francaise pour cette tranche d’âge qui se situe à 74 ,3%  cela représente environ 4 points de différence. C’est très significatif. Pour le Nord cela représente un déficit de 47 000 emplois, pour le Pas de Calais un déficit de 25 600  emplois, pour « n’être que » dans la moyenne française.

Bien sûr l’Insee dans cette étude statistique n’aborde pas d’explication pour un tel niveau de dégradation mais osons un raisonnement.

Quand deux départements, ancienne région Nord Pas de Calais, ont un tel niveau de sous-emploi, un traitement spécifique doit être à l’ordre du jour.

Niveau scolaire, formation, acculturation, immigration, délocalisation sont des caractéristiques qui pèsent chez nous et dont il faudrait bien s’occuper.

Mais aussi, à toute chose égale par ailleurs, le dynamisme de notre tissu économique connaît un réel retard. L’examen de la situation d’autres régions plus petites et beaucoup plus performantes en est la preuve. Enfin, notre région se caractérise quand même par un niveau de précarité certain entretenu (, interim, CDD) par des grands groupes qui gagnent beaucoup d’argent et qui rendent peu à nos territoires.

Ne parlons même pas d’ un examen comparé et critique avec la situation connue au nord de notre bas pays c’est à dire en Flandre et qui devrait questionner.

Avec un tel « stock » de non-actifs,  l’efficacité des politiques publiques régionale et nationale est aussi à remettre en cause. Il y a une « spécificité » de nos 2 départements à prendre en compte. Cela ressemble non pas seulement à un ralentissement mais à un véritable arrêt du dynamisme économique qui tiennent de l’histoire du Nord et du Pas de calais n’est pas vraiment à la hauteur d’une ambition pour notre population.

Mais où est donc la valeur travail ?

Crédit photo: flixr

Le miroir du Nord, 2022. Dépêches libres de copie et de diffusion sous réserve de mention et de lien vers la source d’origine

Article précédentLes Mulliez, premiers pollueurs de France?
Article suivantQuand un journaliste du Figaro pense aux vacance de Bruno Le Maire mais pas aux Basques qui ne peuvent plus se loger

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici