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Quand Mulliez veut se racheter une virginité avec des jeans fabriqués dans le Nord…et un nouveau regroupement d’enseignes (3/3)

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Troisième volet de notre série consacrée à l’usine de jeans qui ouvrira sous peu à Neuville En Ferrain par l’impulsion d’une branche textile de Mulliez.

Petite résumé. Cette usine devait elle fabriquer initialement des tee shirts comme annoncé en 2019? L’opportunité de faire travailler une population à moindre coût grâce à la fabrication de masques puis de tee shirts lors de la crise sanitaire a t’elle transformé les projets du groupe? Utilisant l’argument de la protection de l’environnement et de la réindustrialisation, l’usine de jeans a reçu des subventions publiques importantes. Les licenciements passés dans les enseignes de textile ont été oubliés, ne mettant en avant que les futurs emplois créés.

Dernière étape: la fusion des enseignes textile restantes

On ne l’invente, c’est Jean Christophe Garbino, « CEO » de Fashion Cub, comprenez dirigeant du projet de fabrication de jeans qui l’a annoncé publiquement. Le 21 novembre 2021, il est intervenu lors de la 8eme Nuit du Commerce Connecté au theatre Mogador à Paris. Usant de tous les termes et symboliques bien pensants à la mode, il présente l’évolution du modèle de 5 enseignes: Jules, pimkie, rouge gorge, grain de malice, bizbee et orsay (marque allemande présente en Allemagne et Europe de l’Est).

De nouveau le prétexte énergétique prévaut: faut transformer ces marques de manière positive et éthique pour retirer leur connotation polluante.

Il y annonce bien l’ouverture de l’usine de jeans mais pas que cela.

L’autre annonce concerne la création d’un nouveau magasin réunissant les 5 enseignes en périphérie de ville. Projet qui sera démultiplié s’il est validé. Pourquoi cette évolution? On comprend à demi mot que la crise sanitaire a rebattu les cartes du modèle des magasins textile. La présence en centre ville et centre commercial semble moins juteuse. Retour à l’extérieur des villes.

Les possibles conséquences néfastes de ce nouveau modèle.

  • quel avenir pour les salariés de ces enseignes? Ne peut on imaginer le regroupement des magasins par zone géographique? Quand il y a regroupement, cela signifie mutualisation de services et de prestations et par conséquent suppression d’emplois. Ces enseignes textile vont de nouveau subir un remaniement préjudiciable aux salariés
  • le développement de ces nouveaux magasins en périphérie de ville ne va t’il pas à l’encontre de tous les programmes développés depuis 2018 luttant contre la désertification des centres villes? Encore récemment, la métropole européenne de Lille (MEL) a relancé un programme en ce sens. Les enseignes d’habillement issues du groupe Mulliez sont très nombreuses dans la région. Les conséquences en seraient d’autant plus néfastes
  • les collectivités publiques vont elles financer ce nouveau projet sous prétexte de création d’emplois et de participation à la transition écologique?

Crédit photo: wikipédia

Le miroir du Nord, 2022. Dépêches libres de copie et de diffusion sous réserve de mention et de lien vers la source d’origine

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