Accueil Société Santé publique: la région toujours la plus concernée par l’obésité

Santé publique: la région toujours la plus concernée par l’obésité

167
0

L’INSERM (Institut national de la santé et de la recherche médicale) vient de publier une étude sur les français et l’obésité. Les résultats dans la région démontrent que ce problème de santé publique est de plus en plus prégnant.

8 points d’écart entre les régions administratives des Hauts de France et les Pays de Loire

La carte de France publiée par l’INSERM est parlante. Dans les Hauts de France, plus de 22% des habitants sont en surpoids.

capture écran étude INSERM

La région est donc en première position loin devant les régions du sud et des Pays De Loire avec moins de 15% de personnes obèses.

Les causes sont diverses. Le région connaît également un taux de pauvreté plus élevé que dans les autres régions. Moins de moyens financiers, moins de possibilités de manger sain. Autre cause souvent mise en avant: l’alcoolisme.

Le niveau de difficulté sociale est considérable. Les mentalités et l’éducation sont également des causes propres aux difficultés de santé publique. La malbouffe est reine, combien d’enfants, parfois très jeunes, sont déjà soumis à des boissons sucrées et des hamburgers de chez Mc Donald? Combien de familles ne préparent plus de repas elles mêmes et servent des plats tout fait?

Quant au manque d’activité sportive, elle est flagrante particulièrement chez les jeunes filles. La période covid n’a pas aidé et avoir laissé les enfants encore plus devant leur écran a accéléré le phénomène de surpoids.

La prévention hypocrite des collectivités publiques

Nombre de collectivités publiques subventionnent des mesures de prévention pour lutter contre ce phénomène de santé publique. A travers le financement d’actions mises en oeuvre par des associations, des centaines de milliers d’euros sont consacrés à la sensibilisation contre le surpoids auprès de divers publics.

Les jeunes sont les plus concernés. Sport, petit déjeuner équilibré, la question s’invite même à l’école. Car ce que révèle également l’étude de l’INSERM est que même si encore en 2020 la part des jeunes est la plus faible concernée par le problème, elle est aussi celle qui a connu une augmentation la plus importante. En comparaison avec les chiffres de 1997, ce sont 40% de jeunes supplémentaires en surpoids.

Dans le Nord, la sécurité sociale a lancé un programme en 2018. La « Mission : retrouve ton cap » elle permet une prise en charge gratuite et pluridisciplinaire auprès des enfants. Initiation à la diététique, prise en charge psychologique, activité physique, tout cela est remboursé sans avance de frais pour la famille.

Toutes ces initiatives sont les bienvenues et mises en avant par les politiques locaux. On y trouve notamment Xavier Bertrand, président de région qui compte notamment la compétence santé. D’où un certain scepticisme vis à vis de mesures économiques comme l’encouragement à l’installation d’enseignes comme Burger King. Dans ce cadre, il est accompagné de Christian Poiret, président du conseil départemental du Nord où divers fast food ont ouvert. Cela répond à leur cheval de bataille premier: l’emploi quitte à encourager la malbouffe auprès des jeunes.

Un discours ambigu voire contradictoire. Lutter contre l’obésité, ce n’est pas aider des enseignes comme burger King…à qui on fournit une main d’oeuvre pas cher avec les bénéficiaires du RSA. C’est être cohérent et permettre à l’ensemble des familles d’avoir accès à une alimentation équilibrée.

Crédit photo: DR

Le miroir du Nord, 2023. Dépêches libres de copie et de diffusion sous réserve de mention et de lien vers la source d’origine

Article précédentLe jour où Gérard Mulliez débarqua à l’improviste au beau milieu d’une réunion communiste
Article suivantLa grande tradition du Mardi Gras en Flandre

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici