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Selon Arnaud Chiche, anesthésiste au CH d’Hénin Beaumont, la situation des hôpitaux est pire qu’en mars 2020

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Arnaud Chiche est anesthésiste et réanimateur au centre hospitalier d’Hénin Beaumont. Il s’est fait connaître dès le début de la crise sanitaire pour dénoncer l’état calamiteux de l’hôpital.

L’hôpital connaît une crise sans précédent

Le fondateur du collectif santé en danger l’affirme, la situation que connaît le monde hospitalier n’a jamais été aussi dramatique. Sur Cnews ce matin, il a expliqué ses propos.

Selon lui, deux causes majeures dont un manque de courage politique de réellement investir dans le domaine des soins. François Braun, ministre de la santé, a annoncé 60 millions injectés dans les établissements hospitaliers. Bien insuffisant selon Arnaud Chiche.

L’autre problème majeur: un manque criant d’infirmiers et infirmières. Ils seraient 100 000 à manquer dans les hôpitaux. Comme il est intéressant de l’entendre, le souci ne vient pas que du recrutement mais aussi d’une véritable perte de sens pour ceux qui sont en cours de formation. Seuls 40% des formés entreraient à l’hôpital pour pratiquer leur activité professionnelle.

Des solutions existent pourtant: la réintégration des soignants suspendus et l’arrêt de l’aide médicale d’Etat

Le problème premier et source de tous les soucis serait donc le manque d’argent. 600 000 euros seront déboursés pour l’Hôpital selon François Braun. Et si la France arrêtait de subventionner les étrangers même en situation irrégulière qui profitent des soins offerts. Selon le dernier rapport du Sénat sur le projet de loi de finances 2023 sur la santé, « L’aide médicale d’État voit pour sa part ses dotations progresser de 12,4 % (+ 133 millions d’euros), passant de 1 078,9 millions d’euros en loi de finances initiale pour 2022 à 1 212,3 millions d’euros dans le projet de loi de finances pour 2023. » Un montant qui dépasse le milliard d’euros…quand les soignants n’obtiendront que 600 millions.

Quant au manque de personnel, soit pour cause de burn out, de crise de vocation, pourquoi ne pas réintégrer ceux qui depuis 1 an et demi sont interdits de travailler. En juillet 2021, le gouvernement estimait à environ 15 000 personnes concernées. Elles ne seraient désormais plus que 4 000 comme aiment à le répéter BFM TV ou Libération. Mais entre temps, nombre de centaines de ces personnes ont décidé d’occuper un autre travail…faute de revenus. Rappelons que ces suspendus ne bénéficient d’aucun statut légitime selon le droit du travail.

Des solutions simples mais qui obligent à du courage politique. Mais aussi à admettre ses erreurs, pas le fort des gouvernements Macron.

Crédits photo : DR

Le miroir du Nord 2022. dépêches libres de copie et de diffusion sous réserve de mention et de lien vers la source d’origine

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