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Karl Zéro persiste et signe contre la pédocriminalité en créant une plateforme vidéo sur youtube

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Karl Zéro est devenu un des symboles de la lutte contre la pédocriminalité. Depuis de nombreuses années, il s’est intéressé à travers ses reportages à des affaires glauques concernant des enfants maltraités parfois sexuellement.

En mai 2021, il est allé encore plus loin et s’est armé d’une équipe de journalistes professionnels pour lancer une revue trimestrielle, l’envers des affaires. A noter que le dernier numéro est notamment consacré à la team Moore, ce collectif qui débusque les pédocriminels sur le net.

Nouveau média sous forme de plateforme de vidéos à la demande

Mais depuis quelques jours, c’est sous une autre forme que le journaliste balance sur le sujet. Il vient de lancer sa plateforme VOD dédiée à la pédocriminalité, un sujet fondamental mais très souvent (étrangement) relégué en arrière plan. Voici ce qu’indique Karl Zéro pour son lancement.

Lancer un nouveau média, sous la forme d’une plateforme VOD, pour lutter contre la pédocriminalité, c’est sans doute un pari gonflé. Une plateforme VOD qui va vous permette de regarder des documentaires et des films sur une thématique aussi taboue, est-ce bien raisonnable ? Déjà, en soit, la pédocriminalité fait peur. Parce que si on sait que « ça » existe, on préfère toujours penser que c’est « réservé aux autres »… Mais les autre, justement, celles et ceux à qui « c’est arrivé » savent bien que non. Parce que c’était eux, « les autres ». Ils ont toujours été contraints de se taire, après, de ne pas pouvoir dire leur souffrance. Un enfant abusé, violé, il prend perpèt… C’est toute sa vie d’adulte qu’il sera enfermé dans sa douleur, dans son silence. Aujourd’hui tous les enfants ont des portables, et sont autant de proies potentielles de cyber-prédateurs. Tout le monde en est bien conscient. Et ils font quoi les pouvoirs pubiques ? Rien. En France comme dans le monde entier, il y a des journalistes, des documentaristes, des lanceurs d’alerte qui travaillent pour leur donner la parole, à ces victimes. Ils sont là nous alerter sur l’extrême gravité du fléau pédocriminel, sur l’urgence qu’il y a à se réveiller pour l’éradiquer. Mais qui les voit, leurs docs, leurs films ? Pourquoi est-ce si difficile, presqu’indécent, d’informer sur la pédocriminalité ? Parce que ne sont pas des oeuvres « mainstream » ? Ni les plateformes, ni les chaînes de télé n’abordent le sujet de front…

Comme si vous n’étiez pas assez grands pour juger par vous-même ? C’est le rôle de cette plateforme. Vous allez voir ce que les autres ne vous montrent pas. Mais c’est aussi un média. Qui entend mettre les responsables face à leurs responsabilités. Je vais m’entretenir chaque semaine avec toutes celles et ceux qui vivent au quotidien cet enfer, pour donner une voix à ceux qui n’en n’ont pas. Pour entendre les témoignages de ces combattants, toutes ces personnes extraordinaires qui se battent, seuls ou au sein de multiples associations, et qui se heurtent toujours aux mêmes fins de non-recevoir de la part des autorités. Et puis nous allons couvrir des affaires nouvelles, celles de réseaux pédocriminels qui c’est bien connu n’ont « jamais existé », puisqu’ils sont méthodiquement enterrés. Nos enfants doivent pouvoir s’entraîner au foot sans risque, aller à l’école sans risque, être placé en foyer sans risque, rentrer à la maison sans risque. Mais toutes nos institutions sont gangrénées par des pédos: l’Education Nationale, les ASE, le monde sportif, le monde religieux: partout on l’on peut croiser des enfants, on va trouver des pédocriminels en quête de proies faciles. Quand ce n’est pas à la maison…

Combien de mamans sont-elles obligées de fuir leur foyer, leur pays, pour que leurs enfants soient protégés des abus de leurs pères ? N’est-ce pas à notre justice de les protéger, ces mamans, au lieu de les condamner à de la prison ferme. C’est parce que leurs maris ont le bras long ? N’est-ce pas à notre justice d’écouter la voix des enfants, leur souffrances, au lieu de les juger menteurs d’office ? Oh bien sur, parfois, quand ils n’ont vraiment rien d’autre à faire, les pouvoirs publics « s’émeuvent ». Mollement. Les médias commencent à se réveiller, mais ça reste très prudent. Ils continuent à marcher sur des oeufs, des fois que ça touche un puissant. Et puis après, « à son rythme », la justice juge, de façon laxiste, ces pédocriminels…Du sursis, des permissions, de la « bonne conduite » et ils recommencent, à la première occasion… Et se refilent leurs vidéos, et échangent leurs proies, c’est comme ça que naissent les réseaux. Voilà le constat: on marche sur la tête. En 2022, on laisse sacrifier, par ignorance, par prudence ou par peur, ce qu’on a de plus cher : nos enfants. Ceux qui feront la France de demain. Voilà pourquoi je lance ce média – plateforme. Oh, il est petit, et il débute aujourd’hui, grâce à vous. Ensemble, on est plus forts et on ne sera taira plus jamis. Rejoignez nous: votre soutien nous permet d’acheter des documentaires, de produire les émissions pour qu’il existe en France un média où toutes celles et tous ceux qui veulent en finir avec la pédocriminalité puissent réellement s’informer, témoigner, et s’unir.

Crédit photo: DR

Le miroir du Nord, 2022. Dépêches libres de copie et de diffusion sous réserve de mention et de lien vers la source d’origine

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