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Flandre: avec presque un an d’avance, c’est la fin du gavage des canards et oies

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Le foie gras est toujours un met prisé et traditionnel durant les fêtes de fin d’année. Mais dans certains pays européens, ses détracteurs sont parvenus à mettre des bâtons dans les roues des producteurs. Récemment, le roi Charles III interdisait le foie gras à Buckingham Palace. Depuis ce mois de décembre, c’est en Flandre que le dernier producteur de foie gras pratiquant la méthode du gavage a renoncé à cette pratique. Mais chez nos voisins, ces professionnels sont aidés financièrement.

Fin du gavage après la fin de l’élevage des animaux à fourrure

La dernière entreprise à pratiquer le gavage des canards et oies, située à Ichtegem, a modifié sa façon de travailler. Désormais, cette pratique ne sera plus. La Flandre a donc réussi son objectif: arrêter le gavage avant novembre 2023, délai fixé par le parlement flamand en mars 2019.

Et si cela a été rendu possible, c’est grâce à des dotations financières versées aux producteurs de foie gras. Ils ne sont pas les seuls à en avoir été bénéficiaires. Les professionnels de l’élevage de fourrure sont également concernés. Ce sont environ 10 millions qui ont été débloqués pour soutenir les producteurs et professionnels devant adapter ou arrêter leur activité.

A noter que la Wallonie n’a pas mis en place de mesure équivalente pour le gavage des oies et canards.

La Flandre, exemple européen de la défense animale avec l’interdiction de l’abattage rituel

Avant ces mesures visant à arrêter des pratiques allant à l’encontre du bien-être animal, la fin de l’abattage rituel avait fait débat. La Cour Constitutionnelle avait fait preuve de beaucoup de prudence pour que soit appliquée cette interdiction en Flandre mais aussi en Wallonie.

La Cour belge s’était tournée vers la Cour de Justice de l’Union européenne. Elle l’avait s’interrogée quant à l’interprétation à donner aux règles européennes en matière de protection des animaux au moment de la mise à mort. La haute juridiction s’était positionnée dans le sens du maintien de l’interdiction de l’abattage sans étourdissement. Elle estimait que les règles européennes n’empêchaient pas d’adopter des règles supplémentaires pour une plus grande protection des animaux. Cela concerne également les abattages religieux.

A ce jour, la région de Bruxelles fait exception. En juin dernier, elle a rejeté de nouveau un texte visant à mettre en place cette interdiction.

Crédit photo: DR

Le miroir du Nord, 2022. Dépêches libres de copie et de diffusion sous réserve de mention et de lien vers la source d’origine

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