Accueil Culture La Flandre s’exporte (un peu) à Dijon le temps d’une exposition temporaire

La Flandre s’exporte (un peu) à Dijon le temps d’une exposition temporaire

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La ville de Dijon compte l’un des plus bels ensembles architecturaux de l’hexagone: le palais des ducs et des états de Bourgogne. La conservation des différentes parties qui le compose est remarquable. Il fut l’un des sièges l’État bourguignon, les ducs de Bourgogne. Il est classé monument historique par la liste depuis 1862 et par arrêté de 1926. Aujourd’hui on y trouve les services de l’hôtel de ville de Dijon et le musée des beaux-arts de Dijon.

photo wikipédia

Marguerite de Flandres, Duchesse de Bourgogne traitée vite fait par le musée de Dijon

Le palais des ducs et des états de Bourgogne met à l’honneur la Flandre à travers une femme qui aura marqué la Flandre mais pas que.

« A travers l’épopée fantastique des grands Ducs de Bourgogne, il est une femme particulièrement charismatique qui va marquer la ville de Dijon : Marguerite III de Flandre. Très cultivée, grande héritière, visionnaire et en avance sur son temps, on lui doit notamment la réalisation du square des Ducs à l’arrière du palais ducal où elle fit aménager une roseraie et une ménagerie. Plongez dans le Dijon du XVème siècle et laissez-vous guider par Marguerite de Flandre elle-même qui vous contera nombre d’anecdotes aussi savoureuses les unes que les autres.« 

Un grand dommage que cette exposition ne soit pas mise en avant de manière correcte par le musée qui ne consacre que 2 dates sur 5 semaines entre le 5 août et le 18 septembre. D’autres manifestations méritent évidemment le détour mais force est de constater que les moyens ne sont pas à la hauteur de la communication effectuée.

Pourtant un personnage emblématique flamand et bourguignon

Elle devient veuve en 1361, alors seulement âgée de onze ans, Marguerite devient duchesse de Bourgogne (1361 – 1369).

Sur proposition de Charles V, et après maintes hésitations de son père, elle épouse le frère de ce dernier Philippe le Hardi, duc de Bourgogne depuis 1364. Les conditions posées par son père étaient de récupérer les  châtellenies de Lille, Douai et Orchies saisies par Philippe le Bel et le paiement de 200 000 francs-or. En juin 1369, elle épouse donc le duc Philippe II de Bourgogne, dit le Hardi, quatrième fils du roi de France Jean le Bon et de Bonne de Luxembourg.

À la mort de son père en janvier 1384, elle et son époux Philippe le Hardi héritent des comtés de Bourgogne (Franche-Comté), Artois, Flandre, Rethel et Nevers.

Elle meurt à Arras le 16 mars 1405 à Arras. Elle est inhumée en la collégiale Saint-Pierre de Lille qui fut détruite au cours de la révolution.

A la mort de sa tante Jeanne de Brabant en 1406, son fils cadet Antoine hérite des duchés de Brabant et de Limbourg. Son fils ainé Jean Ier de Bourgogne, appelé aussi Jean sans Peur, duc de Bourgogne en 1404 à la mort de son père, hérita des comtés de Flandre, d’Artois, de Bourgogne et de Charolais.

Crédit photo: DR

Le miroir du Nord, 2022. Dépêches libres de copie et de diffusion sous réserve de mention et de lien vers la source d’origine

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