Accueil Culture Indochine au Grand Stade de Lille: on y était

Indochine au Grand Stade de Lille: on y était

261
0

Poussé par ma fille, je me suis rendu au stade Pierre Mauroy dimanche soir afin d’assister au concert d’Indochine. Si c’est un groupe que j’écoutais étant adolescent, mes goûts ont évolué depuis et leurs prises de positions sociétales m’agaçaient quelque peu mais le nostalgique que je suis se plaisait à l’idée de revoir en concert un groupe vu trente-cinq ans plus tôt ; et tant pis si Nicolas Sirkis était le seul rescapé de la formation initiale.

L’engouement suscité était assez inattendu puisque le stade s’étant rempli très rapidement, une deuxième date avait été programmée, elle aussi à guichets fermés au final. Le public était d’ailleurs composé en nombre de quinquagénaires, voire plus mais pas seulement. Le groupe ayant réussi à se renouveler au tournant du millénaire et s’ouvrir à un nouveau public. Peu de Liverpudlians par contre, les anglais préférant des musiques plus ethniques…

Le moins que l’on puisse dire est que les moyens avaient été mis en place pour un show de grande ampleur : une scène centrale à la Metallica, un écran central à 360° plus haut que le stade, une débauche d’effets de lumière et de pyrotechnie… Le groupe aura réussi à rendre l’ambiance survoltée en enchaînant les tubes anciens et plus récents durant plus de deux heures et demi, durée qui n’était pas forcément attendue, et ne cachant pas son émotion, Lille constituant la dernière étape de la tournée.

Lassitude devant les messages bien-pensants

On regrettera simplement la succession de messages progressistes quelques peu lassants au final. Le show terminera même avec la venue sur scène de l’artiste Christine and the queens. Icone LGBT, elle se déclare pansexuelle et non binaire et participe au délire de notre époque.

Bref, une soirée sympathique autour d’un groupe que l’on connaît par cœur, qui ne brille ni par la virtuosité de ses musiciens ni par la justesse vocale de son chanteur, mais qui représente bien la culture populaire française transgénérationnelle et qui aura su proposer du grand spectacle à un public, il est vrai, conquis d’avance.

Crédit photo: DR

Le miroir du Nord, 2022. Dépêches libres de copie et de diffusion sous réserve de mention et de lien vers la source d’origine

Article précédentOver Flahutes, Flandriens en Vlamingen
Article suivantRoger Degueldre est mort face au peloton d’exécution

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici