Accueil Société Buitoni à Caudry, la piste halal évincée?(2/2)

Buitoni à Caudry, la piste halal évincée?(2/2)

909
0

Nous revenions hier sur le scandale alimentaire issu de l’usine Buitoni à Caudry. Nous évoquions les liens entre la bactérie E coli et la viande halal. La méthode d’abattage n’a pour l’instant pas été évoquée par la presse subventionnée. C’est la question que se pose l’association Vigilance Halal.

Ce lien entre méthode d’abattage et sécurité alimentaire a pourtant été posé à plusieurs reprises sans trouver écho depuis quelques années. C’est en 2012 que le reportage d’envoyé spécial « la viande dans tous ses états » fait écho au problème.

La France découvrait alors l’horreur de la pratique de l’abattage rituel sans étourdissement: souffrance animale, problème sanitaire, absence d’information consommateur. Des vétérinaires avaient alors dénoncé ces faits et expliqué en détail pour la 1ere fois en quoi cette méthode était dangereuse pour la santé. Ils dénonçaient également le fait que tous les abattoirs d’Ile De France étaient déjà, il y a 10 ans, tous halal.

Trop peu de politiques sensibilisés à la question sanitaire

Plusieurs femmes et hommes politiques ont abordé la question de l’abattage sans étourdissement. Souvent, cela a été fait d’un point de vue de la souffrance animale. Quasiment toutes les sensibilités politiques se retrouvent sur le sujet. Certaines s’arrêtent à cette considération importante. Mais, celles situées plus à gauche de l’échiquier politique ne nomment pas la cause: le fait religieux. Mais quelques contributions posaient le problème à plat.

La proposition de loi la plus directe fut 1 proposition de loi de 3 sénateurs appartenant au mouvement Debout La France de Nicolas Dupont-Aignan. Elle date de février 2019. Elle y reprend textuellement la problématique sanitaire liée à la méthode d’abattage.

Un an plus tard, c’est la députée UDI Lise Magnier qui posa une question écrite au gouvernement de façon aussi franche. L’abattage halal accentuerait le risque de contamination par la bactérie E coli.

Le gouvernement fit une réponse de Normand. Des règles sont posées, cela est suffisant. A aucun moment, la réponse n’évoque la question sanitaire.

La mention intéressante dans la réponse est la référence faîte à l’Union Européenne qui est l’institution qui a autorité sur l’information consommateur « Concernant l’étiquetage des modes d’abattage des animaux, les obligations relatives à l’étiquetage des viandes constituent une prérogative de l’Union européenne. »

La sécurité alimentaire par 1 label européen sur les méthodes d’abattage

Plusieurs députés européens issus du rassemblement national ont demandé la création d’un label européen informant sur les conditions d’élevage, d’abattage et de transport des animaux. Le problème serait alors réglé et le consommateur informé. Les produits à risque seraient étiquetés « halal » ou « casher ».

Vous pouvez suivre l’ensemble des propositions des politiques français en matière d’abattage à vif sur le site de l’observatoire Politique & Animaux rend compte de l’action des politiques sur la condition des animaux. Il dépend de l’association L214 connue pour ses caméras cachés dénonçant les conditions de vie atroces des animaux d’élevage notamment. Depuis quelques années, l’association reconnaît enfin la problématique de l’abattage halal notamment lors de l’aid el kebir.

Les outils existent pour faire régresser le risque sanitaire que représente l’abattage rituel et l’information consommateur. Ceux qui prendraient ce risque le feraient en toute conscience. Pourquoi ne pourrait il pas y avoir un label pour les produits issus de l’abattage légal comme c’est le cas pour le halal?

La tolérance est accordée pour ne pas faire de vague et provoquer la colère des musulmans. Dans des pays musulmans comme l’Indonésie, l’abattage avec étourdissement est toléré. Les gouvernements successifs ont tous été soumis au diktat de la communauté musulmane qui impose sa façon de fonctionner dans le pays. Quitte à faire courir des risques sanitaires pouvant aller jusqu’à la mort d’enfants.

Crédit photo : Carolien Coenen pour Flickr

Le miroir du Nord, 2022. Dépêches libres de copie et de diffusion sous réserve de mention et de lien vers la source d’origine

Article précédentFête de la librairie indépendante le samedi 23 avril
Article suivantAlliance police HDF rencontre le nouveau préfet délégué à la Défense et à la Sécurité

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici