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Buitoni à Caudry, la piste halal évincée?(1/2)

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Buitoni à Caudry a déclenché un scandale alimentaire hors norme. Plusieurs dizaines d’enfants sont tombés malades, 2 sont décédés après avoir mangé de la pizza issue de cette usine. Les images filmées en caméra cachée montrent un manque d’hygiène, voire pas de préoccupation d’hygiène du tout. Comme l’a répété l’ex salarié ayant fourni les vidéos « cela est étonnant que ce ne soit pas arrivé plus tôt ». Des vers dans la pâte à pizza, moisissures sur les murs, aliments à même le sol. Tout était réuni en effet pour qu’une catastrophe arrive.

Après diagnostic, il s’avère que les enfants ont été contaminés par la bactérie E-coli. L’institut Pasteur la définit ainsi: « Escherichia coli est une bactérie qui réside dans le tube digestif de l’homme et des animaux à sang chaud. » Elle peut être présente dans les produits laitiers ou la viande. Il est alors recommandé pour les enfants de – de 5 ans de bien faire cuire la viande de boeuf en particulier. Il faut aussi éviter les fromages à pate molle.

La méthode d’abattage non évoquée

La définition de l’institut Pasteur renvoie donc à des conditions d’hygiène mais aussi d’abattage indispensables pour éviter l’apparition de cette bactérie. Se pose alors la question de l’abattage rituel notamment halal. Par un côté pratique mais aussi par idéologie, nombre d’abattoirs pratiquent l’abattage halal sans que les consommateurs en soient informés. La bête est alors égorgée sans étourdissement. L’égorgement doit être très large, jusqu’aux vertèbres en sectionnant aussi la trachée et l’oesophage. Les reflux de l’oesophage créés lors des soubresauts de l’animal peuvent alors entraîner une contamination de la viande par la bactérie E coli. L’animal étant suspendu, tête en bas, une partie du contenu gastrique peut se déverser et souiller les muscles au niveau du cou.

Or, le nombre d’abattoirs pouvant pratiquer cette pratique était début 2020 de 51 % en boucherie, 17 % pour la volaille.

Pourtant cette possibilité n’a pas été évoquée par la presse. Or, certaines pizzas concernées contenaient de la viande de boeuf.

Vigilance halal pose la question qui fâche

Vigilance halal, par la voix de son président Alain De Peretti, vétérinaire, met les pieds dans le plat. C’est une association qui a pour objectif d’informer sur les problèmes liés à l’abattage halal. Mais elle va plus loins. Elle dénonce plus largement l’islamisation de la France par application de la charia portée par le halal. Depuis 10 ans, cette association dénonce ses conséquences vis à vis:

  • de la condition animale,
  • du financement de l’islam,
  • des risques sanitaires
  • et de la défense du consommateur français.

Voici le communiqué émis dans le cadre du scandale Buitoni.

Il y a maintenant dix ans que j’annonce qu’il y aura un jour ou l’autre un accident notable avec une toxi-infection due à Escherichia Coli dans son sérotype O157 H7 responsable des cas de SHU (syndrome hémorragique et urémique), du fait des conséquences sanitaires de l’abattage rituel.

Les statistiques officielles font état depuis 2005 de cas de plus en plus fréquents mais les industriels sont astreints à des autocontrôles qui ont empêché jusqu’ici des contaminations trop spectaculaires.

Il faut savoir en effet que, outre la souffrance animale indéniable lié au non étourdissement, l’égorgement pratiqué dans l’abattage rituel qui sectionne l’œsophage contrevient aux règles d’hygiène en permettant au contenu de l’estomac de se déverser à l’extérieur et de contaminer toute la zone, et surtout les quartiers avant qui sont utilisés pour la viande hachée..

Or, il se trouve que notre fameux E. Coli O157 H7 provient exclusivement de l’estomac et de l’intestin des bovins (https://fr.wikipedia.org/wiki/Escherichia_coli_O157:H7 ) et, de ce fait, l’abattage rituel peut être légitimement incriminé. Les conditions d’hygiène de l’usine de fabrication des pizzas ont été dénoncées à juste titre et elles ont permis vraisemblablement la dispersion de la bactérie à toute la chaîne. Il a été affirmé que c’était la pâte qui était responsable, mais c’est tout bonnement impossible compte tenu de l’origine et de la nature de la bactérie.

D’ailleurs, en 2007, une note de service du Ministère de la Santé recommande la cuisson à cœur des steaks hachés pour la restauration collective , suite à la multiplication des cas de SHU. (Note de service N° DGS/SD7D/DHOS/E2/DGAS/2B/2007/167 du 23 avril 2007 relative à des recommandations concernant la cuisson des steaks haché dans le cadre de la prévention des infections à la bactérie Escherichia coli O157 :H7 pour les professionnels de la restauration collective)

En outre, les industriels de la viande qui vendent des steaks hachés surgelés inscrivent pour couvrir leur responsabilité la mention « bien cuire à cœur », car ils sont parfaitement au courant !

On peut mesurer à ce stade l’abandon quasi-total du principe de précaution (quelques fois appliqué de manière très rigide) et des préconisations d’hygiène « popularisées » pendant l’épidémie de COVID, sous la pression conjuguée de l’affairisme et de la pression politico religieuse islamique.

A ce stade je voudrais rappeler à mes éventuels contradicteurs que le casher représente moins de 1% des abattages vs plus de 60% pour le halal, et que le consommateur ce casher ne consomme que les quartiers avant qui sont les plus susceptibles d’être souillés. C’est donc bien le halal qui est à pointer du doigt dans ces graves cas de SHU, qui atteignent essentiellement les enfants et les sujets immunodéprimés.

Dans le cas présent, ces graves manquements à l’hygiène sont aggravés par la malbouffe industrielle et la massification de l’industrie agro-alimentaire qui maltraite la nature, les animaux et les consommateurs. Ceci est un autre débat de fond sur l’évolution de notre société.

Gageons en tous cas que ce cas d’école de Buitoni, détenu par Nestlé et revendiquant le qualificatif « halal », se perdra dans les sables mouvants de la justice et des experts et que ces industriels peu regardant préféreront payer des dommages énormes plutôt que de parler d’un sujet tabou : l’instauration progressive de l’ « islamic way of life »

Alain de Peretti

Nous développerons demain ce sujet en montrant que la question se pose depuis une dizaine d’années. Des vétérinaires mais aussi des politiques, peu nombreux ont exposé publiquement le problème.

Crédit photo : Carolien Coenen pour Flickr

Le miroir du Nord, 2022. Dépêches libres de copie et de diffusion sous réserve de mention et de lien vers la source d’origine

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