Accueil Sports Dylan van Baarle impérial, Adrien Petit magnifique et Florian Sénéchal présent !

Dylan van Baarle impérial, Adrien Petit magnifique et Florian Sénéchal présent !

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Nous étions sur le secteur pavé de Mons En Pévèle dimanche pour suivre en direct la course cycliste la plus mythique: le Paris-Roubaix. Découvrez notre résumé de l’édition qui fut la plus rapide de l’histoire.

Van Baarle solide en solitaire

Le néerlandais de l’équipe Ineos remporte le Paris-Roubaix le plus rapide de l’histoire. Dylan van Baarle triomphe seul sur le vélodrome de Roubaix après 5 heures et 37 minutes sur sa machine, déterminant une vitesse record de 45,7 km/h de moyenne.

Après l’édition d’octobre disputée sous un temps épouvantable, place à un Soleil estival en ce dimanche de Pâques. L’édition Paris-Roubaix de 2022 fut encore de toute beauté et d’une intensité rare tout au long de la journée. Il fallait en effet ne pas faire deux choses en même temps, au risque de ne rien comprendre à une course déchaînée bien avant le premier secteur pavé de Troisvilles à Inchy. Cela devient une belle habitude dans le cyclisme, la jeune génération est animée de feu et entend bousculer les anciens plus expérimentés. Et quand la redoutable formation de courses par étapes Sky se mue en la vaillante équipe de classique Ineos, la course est dynamitée bien avant le round final.

A la faveur d’une pause pipi diront certains…. Toujours est-il que le vent favorise les bordures. Ineos applique un fort tempo et des favoris sont déjà piégés sans avoir posés la roue sur un seul pavé. Au nombre de ceux-ci Wout van Aert (Jumbo-Visma), Mathieu van der Poel (Alpecin-Fenix) et un Kasper Asgreen (Quickstep-Alpha Vinyl), bien effacé. Si van Aert et van der Poel parviendront bien à regagner leur place dans le peloton des leaders qui prend progressivement la forme d’un T.G.V., ils y laisseront quelques plumes. Au fil des secteurs et des incidents de course, Paris-Roubaix opère son impitoyable sélection. Peu avant le Carrefour de l’arbre, van Baarle distance ses concurrents à la pédale. Ni van Aert, ni Stefan Küng (Groupama-Française des Jeux), ni Tom Devriendt (Intermarché-Wanty-Gobert Matériaux), ni Matej Mohoric (Bahrain Victorious), ni Yves Lampaert (Quickstep-Alpha Vinyl), victime d’une malheureuse chute après qu’il fut accroché involontairement par un spectateur, ne le reverront avant l’arrivée. A bientôt 30 ans, l’équipier de luxe de Filippo Ganna remporte son premier monument du cyclisme. 

Gloire à Adrien Petit !

Adrien Petit (Intermarché-Wanty-Gobert Matériaux) est parvenu à accrocher les plus grands favoris et signe une magnifique sixième place, 2’27’’ après le vainqueur. Pour la troisième fois, l’arrageois de 31 ans intègre le top 10 de l’Enfer du Nord. Vigilant et appliqué, il s’offre même le luxe de remporter le sprint du groupe des poursuivants devant, excusez du peu !, Jasper Stuyven (Trek-Segafredo), Mathieu van der Poel et le surprenant breton Laurent Pichon (Team Arkea-Samsic), de retour sur les pavés dix années après sa participation précédente. Totalement inattendu dans le top 10 et plus précisément à la huitième place, Laurent Pichon est la belle histoire de Paris-Roubaix 2022.

Florian Sénéchal moins chanceux mais présent

Lui aussi était « dans le coup » dimanche, c’est le Florian Sénéchal (Quickstep-Alpha Vinyl). Leur leader Kasper Asgreen aux oubliettes de la courses, le cambrésien a pris ses responsabilités et demeurait bien calé dans le groupe des cadors. Moins chanceux qu’Adrien, Florian Sénéchal chute dans le secteur de Mons-en-Pévèle, là aussi, par la faute d’un spectateur, et voit la tête de course s’éloigner. Florian prend une belle 13ème place à 4’36’’ de van Baarle. Avec Petit et Sénéchal, c’est toute une région qui se prend à rêver d’un podium en 2023 et pourquoi pas de la plus haute marche de la Reine des classiques.

Alexys Brunel au courage et Quentin Jauregui abandonne

Le jeune professionnel de Boulogne-sur-Mer prenait le départ de son premier Paris-Roubaix. Alexys Brunel (UAE Team Emirates) chuta très tôt dans la journée et ne parvint jamais à reprendre le rythme. Alexys a néanmoins tenu à terminer la course, seul devant la voiture-balai mais est arrivé hors-délai. Souhaitons-lui un destin similaire à celui du lituanien Evaldas Šiškevičius, lanterne rouge de l’édition 2018, avant de se hisser à la 9ème place l’année suivante. Quentin Jauregui (B&B Hôtels-KTM) a, quant à lui, passé une très mauvaise journée. Le basque de Cambrai fut piégé par la bordure dès les premières dizaines de kilomètres et préféra poser le pied par terre.

Chez les filles, signalons la belle performance de Victoire Berteau (Cofidis). Pour son premier Enfer, la jeune championne de Lambrez-lez-Douai s’offre une honorable 17ème place. 

Rendez-vous pour la prochaine bagarre pavée en 2023 ! Mais quand ? La rumeur sur le déplacement de Paris-Roubaix et De Ronde en automne enfle. David Lappartient, président de l’Union cycliste internationale ne s’en cache pas, le Paris-Roubaix contraint en octobre lui avait tapé dans l’œil. 

Crédit photo: DR

Le miroir du Nord, 2022. Dépêches libres de copie et de diffusion sous réserve de mention et de lien vers la source d’origine

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