Accueil Sports Lens-Bordeaux (3-2) : Un Racing aux deux visages

Lens-Bordeaux (3-2) : Un Racing aux deux visages

129
0

Lens s’est fait peur ! Après trois défaites consécutives toutes compétitions confondues et surtout après avoir démontré d’importantes lacunes tant dans le jeu que dans la motivation, le Racing accueillait Bordeaux dimanche après-midi à Bollaert. Les Bordelais étaient quant-à eux dans une dynamique plus mauvaise encore puisqu’ils venaient de s’incliner 5 buts à 0 sur la pelouse de Reims et figuraient tout simplement à la 20ème et dernière place du classement de Ligue 1.

Le moins que l’on puisse dire est que la première demi-heure de jeu entre les deux équipes confirmait le mal-être des Girondins. Dès la 10ème minute, Arnaud Kalimuendo ouvrait le score pour les Sang et Or en reprenant instantanément un centre de Gaël Kakuta dans la surface de réparation. Si la frappe du jeune attaquant manquait de puissance, elle ne manquait pas de précision et trompait le gardien bordelais.

Moins d’un quart d’heure plus tard, Gaël Kakuta enfilait le costume du buteur.

Son coéquipier Christopher Wooh avait été accroché à la limite de la surface de réparation, côté droit, forçant l’arbitre à désigner le point de pénalty, un pénalty transformé sans trembler.

A 2-0 au bout de 22 minutes de jeu, Lens ne relâchait pas ses efforts et continuait de régaler son public, profitant il faut bien le dire de la léthargie et de la faiblesse d’adversaire. Cinq minutes après le deuxième but, Massadio Haïdara débordait côté gauche et donnait la balle en retrait à Seko Fofana qui ne se posait aucune question, contrôlant la balle et l’expédiant d’une frappe puissante dans la lucarne opposée.

L’on pensait la partie pliée et l’on espérait même voir les Sang et Or continuer à empiler les buts mais le tournant du match se produisait à la 31ème minute. Arnaud Kalimuendo, à nouveau bien placé dans la surface, tentait sa chance et butait sur le gardien au lieu de faire la passe à son partenaire qui se trouvait seul face au but vide.
Ce manque d’altruisme cassait le bel élan artésien, les erreurs techniques commençant à se multiplier et l’engagement paraissant faiblir. Deux minutes après le raté de Kalimuendo, le bordelais Alberth Elis réduisait la marque en prenant à défaut une défense qui ne parvient décidément pas à trouver la solution pour rester inviolée. Lens a encaissé au moins un but dans 10 de ses 11 derniers matchs de Ligue 1 et en a concédé plusieurs – entre 2 et 4 – lors de 8 de ces rencontres.

Lens et Bordeaux faisaient jeu égal à la reprise mais ce sont les Bordelais qui se montraient les plus dangereux et réduisaient à nouveau l’écart à la 53ème minute par l’intermédiaire de Ui-jo Hwang, dont la frappe trompait un Wulker Farinez bien trop tendre.

Bollaert pouvait légitimement commencer à s’inquiéter mais allait assister à un léger sursaut des hommes de Franck Haise, qui reprenaient enfin le jeu à leur compte, manquant plusieurs fois d’inscrire un quatrième but.

Les filets ne trembleraient finalement plus et le RCL remportait donc une précieuse victoire, bien que le contenu – passé la première demie-heure – fut loin d’être rassurant.

Le prochain adversaire sera qui plus est d’un tout autre niveau puisque c’est l’Olympique Lyonnais qui se déplacera dans le bassin minier.  

Absurdité sanitaire en tribune

Enfin, notons que la tribune Marek, celle du Kop, était fermée pour la rencontre entre lensois et bordelais. L’absurde politique sanitaire touche de plein fouet les stades de football et oblige les clubs à interdire l’accès aux tribunes dites « debout », et ce afin de « respecter les gestes barrières ». Les habitués du Kop avaient donc été éparpillés dans d’autres tribunes, y compris le parcage habituellement réservé aux visiteurs, où ils restèrent debout pendant toute la rencontre.

On ne pleurera cependant pas sur leur sort, les supporters, notamment les ultras, n’ayant pas protesté une seule fois contre la dictature sanitaire. Pour eux, la défense de la liberté semble s’arrêter à leur propre intérêt, comme la manipulation de fumigènes ou la possibilité de se déplacer. En attendant, de nombreux amoureux du Racing ne peuvent tout simplement plus mettre les pieds à Bollaert.

Luc Legru

Crédit photo: DR

Le miroir du Nord, 2022. Dépêches libres de copie et de diffusion sous réserve de mention et de lien vers la source d’origine

Article précédentOffrez la carte qui sauve
Article suivantLe destin tragique d’Antoine Renard, compositeur du Temps des cerises

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici