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La prise en charge de la santé mentale délaissée dans la région, l’exemple du CH de Calais

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En juin 2021, la Mutualité Française publiait ses 10 propositions pour une meilleure prise en charge des problèmes psychologiques et psychiatriques des français. Elle publia, par la même occasion, des indicateurs pour chaque région arrêtées au 1er janvier 2020. Les Hauts de France occupent le bas du classement avec la région Normandie. Compte tenu de la crise sanitaire et des restrictions de liberté, le besoin est encore plus criant qu’avant.

Plus de malades mais moins de moyens

Comme dirait le gouvernement depuis 2 ans, on peut débattre de tout sauf des chiffres. Ceux fournis par la mutualité Française sont parlants.

Plus de personnes hospitalisées, de tout âge mais une offre de structures et de médecins spécialisés réellement défaillante. Les écarts par rapport au reste de la France sont clairement établis. Dans une région en proie à une situation sociale plus difficile qu’ailleurs, force est de constater que les moyens sont complétement absents.

Les chiffres alarmants concernent le nombre de pédopsychiatres et de psychologues. Le Pas-De-Calais est encore moins bien loti que le Nord.

Un exemple: le service psychiatrique du centre hospitalier de Calais

Les patients soignés en unité psychiatrique ont besoin de bouger pour leur équilibre mental. Parfois le besoin se matérialise par la mise en place de moyens accessibles.

Le centre hospitalier de Calais ne parvient pas à obtenir un psyty stade, espace sportif dédié aux patients à l’intérieur de l’établissement. Or, le financement nécessaire est de 300 000 euros. Le personnel soignant se retrouve obligé de lancer un appel aux dons et sollicite les mécènes mais aussi les particuliers.

Alors que le gouvernement dépense sans compter pour gérer politiquement la crise sanitaire, la gestion des conséquences n’a pas l’air d’être prise au sérieux. Des milliards ont été consacrés à un vaccin aux résultats peu probants. La mesurette d’offrir 3 séances gratuites de 45 minutes chacune pour les étudiants ne règle pas le problème à long terme.

En revanche, il y a absence de conscience sur les conséquences psychologiques que la gestion politique de cette crise a eu sur les français. Le CESER Hauts de France vient de publier un rapport de préconisations. Nous l’analyserons pour voir s’il répond suffisamment aux besoins existants et nouveaux liés à la crise sanitaire.

Crédit photo: DR

Le miroir du Nord, 2022. Dépêches libres de copie et de diffusion sous réserve de mention et de lien vers la source d’origine

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