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Le 2 poids 2 mesures français entre prisonniers corses et islamistes

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Nous vous relations en début d’année le énième refus des autorités françaises de transférer les prisonniers corses, Alain Ferrandi et Pierre Alessandrini, à la prison de Borgo. En 2021, la situation a été traitée avec encore plus de légèreté par la France. Aucune commission n’a statué sur leur rapprochement comme cela était fait depuis 21 ans. La situation de Yvan Colonna est similaire.

Pour mettre en lumière leur situation, les 3 députés corses Paul-André Colombani, Michel Castellani et Jean-Félix Acquaviva se sont rendus la semaine dernière sur le continent. Ils se sont rendus successivement à la prison de Poissy puis à celle de Arles où est incarcéré Yvan Colonna. Tous les 3 peuvent prétendre à un aménagement de peine. Le refus de lever leur statut de « détenu particulièrement surveillé (DPS) semble incompréhensible. Ils ne présentent aucun problème de comportement. Ils ont dénoncé un traitement indigne vécu par Yvan Colonna. Il n’a pas vu son plus jeune fils depuis plus d’un an. Sa mère depuis 15 ans pour raison de santé. Un rapprochement à Borgo faciliterait cela.

L’incompréhension s’est accentuée côte corse suite à l’annonce de la libération conditionnelle de Lionel Dumont, impliqué dans le gang de Roubaix. Considéré comme le premier djihadiste, ce natif de Roubaix a participé à plusieurs braquages pour financer le djihad. Condamné en 2005 à 30 ans, la Cour d’Appel diminue la peine à 25 ans d’emprisonnement. France bleu Nord a révélé il y a quelques jours que le détenu avait été libéré en octobre dernier. Or la date prévue était de juin 2022.

Condamnation de la classe politique corse

Cette décision concernant le « ch’ti d’Allah » comme il est appelé contrevient complètement à l’arrêt de la Cour de Cassation du 7 octobre 2021. Cette dernière a justifié son refus d’aménagement de peine pour les prisonniers corses au motif que « l’existence du terrorisme islamique devait conduire à conserver à la peine prononcée les détenus corses condamnée pour terrorisme son caractère exemplaire ».

Femu a Corsica, groupe autonomiste de Gilles Simeoni, majoritaire à l’Assemblée de Corse a publié un communiqué de presse.

De nombreux militants nationalistes sont fichés au FIJAIT (Fichier des auteurs d’infractions terroristes). Pour des actions militantes, souvent non violentes et n’ayant jamais entraîné la mort de quiconque, leur traitement est le même que les terroristes islamiques.

Il y a résistance face à ce traitement. Pour exemple, le Président de l’Associu Sulidarità, Thierry Casolasco, refuse de se soumettre aux exigences de ce traitement. Il déclarait en septembre dernier: « C’est une loi qui a été faite pour des terroristes islamistes, et aujourd’hui je ne me sens pas concerné par cette loi-là. Je suis un militant politique et un résistant corse, ça oui, mais pas un islamiste terroriste. Pour ces raisons-là je ne me plierai pas au FIJAIT, je ne signerai pas », insiste le prévenu

Le traitement accordé aux 3 prisonniers corses est dorénavant plus répressif que celui de véritables terroristes islamiques. Lionel Dumont sera sorti de prison avant l’élection présidentielle. Emmanuel Macron laisse pourrir la situation des prisonniers corses…pour quel avenir?

Crédit photo: wikipédia

Le miroir du Nord, 2022. Dépêches libres de copie et de diffusion sous réserve de mention et de lien vers la source d’origine

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