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Quand le prof de droit constitutionnel remet en cause le principe de liberté d’expression

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Comme tous les dimanches midi sur France 3 Hauts de France, le créneau est occupé par « dimanche en politique », émission d’actualité politique.

L’émission du 9 janvier s’intéressait notamment à l’impact de la crise sanitaire sur les futures élections présidentielle et législatives. 2 experts étaient invités pour donner leur avis: Pierre Mathiot, directeur de Science Po Lille, habituel intervenant dans cette émission. Jean Philippe Derosier, professeur de droit constitutionnel à l’université de Lille était également de la partie. Les interventions de ce dernier ont été justes. Mise en exergue de l’absence de débat démocratique, état d’urgence continu et problématique de représentation du peuple. Mais un point essentiel a été omis par le juriste: l’épée de Damoclès qui pèse sur le déroulement de ces élections: le vote électronique. Plus loin même, les anti pass scrutent de près l’idée folle de la nécessité d’un pass pour entrer dans un bureau de vote.

Etonnant pour un spécialiste des institutions dont le fonctionnement serait fortement remis en cause. Ces décisions accentueraient encore plus le doute que les citoyens ont vis à vis du pouvoir politique.

Une conception du droit constitutionnel qui peut surprendre

Mais ce qui a de plus éloquent concernant Jean Philippe Derosier est la conception qu’il a de sa matière de prédilection. Pour rappel, le droit constitutionnel est « l’ensemble des règles juridiques qui encadrent l’exercice des pouvoirs publics. Il traite de l’organisation et du fonctionnement de l’État, du Gouvernement, du Parlement et de la participation des citoyens à l’exercice des pouvoirs publics. »

Or, ses écrits sur le blog « la constitution décodée » peuvent surprendre. Sa formation et son expérience professionnelle font de lui un défenseur des principes républicains dont celui de la liberté. Un article appelle expressément à couper le sifflet d’Eric Zemmour et à militer pour qu’il ne se présente pas à la présidence de la République. Quelques exemples significatifs:

  • « C’est être un défenseur de la République et de la démocratie que de s’opposer aux discours qui n’ont d’autres objectifs que de les faire vaciller. »
  • « À ceux qui revendiquent le droit de tout dire, il faut rappeler ce que dit le droit. Et le droit offre des réponses claires lorsque l’on prône un pouvoir antirépublicain. »
  • « au nom de la République et de la démocratie, avec toute la fermeté nécessaire : non à Zemmour ! »

Une véritable tribune politique et qui ne correspond guère à l’objet du blog. « La Constitution décodée est un site qui entend offrir un regard pédagogique, analytique et critique sur des sujets de droit constitutionnel ou qui relèvent de la vie politique et parlementaire ». Il avait de suite pris fait et cause pour SOS racisme. Pour rappel plusieurs de leurs militants étaient venus perturber le meeting d’Eric Zemmour à Villepinte.

Une appréciation du principe de liberté d’expression qui ne trouvait pas la même définition vis à vis des gilets jaunes:

Des réseaux sociaux orientés

En balayant rapidement le compte twitter du professeur, et ses partages, on comprend davantage ses prises de position très orientées politiquement.

Ce proche de Patrick Kanner serait, selon un article du Figaro de novembre 2020, consultant pour le groupe socialiste au sénat pour les saisines du Conseil constitutionnel.

Nouvel exemple d’un mélange de genres d’un expert sollicité par la télévision publique.

Crédit photo: capture écran France 3

Le miroir du Nord, 2022. Dépêches libres de copie et de diffusion sous réserve de mention et de lien vers la source d’origine

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