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Le derby côté chroniqueurs

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Le derby en coupe de France, c’est demain. Histoire de se préparer mentalement à ce match toujours particulier, on en profite pour mieux connaître nos 2 chroniqueurs: Pierre, le spécialiste lillois et Luc, l’inconditionnel du RCL.

Découvrez les mieux grâce à cet entretien croisé direct pimenté et décalé.

Miroir du Nord: pourquoi Lens ? pourquoi Lille?

Pierre: Tout simplement (et comme beaucoup de monde je pense) parce que mon père m’a emmené à Grimonprez-Jooris. Cela remonte à loin: c’était un Lille – Valenciennes, Daniel Leclercq jouait pour VA. En grandissant, je suis resté accro au LOSC. J’ai été attiré par les tribunes actives, j’ai donc tout naturellement vers ces tribunes.

Luc: En l’honneur de ma famille ! De la fin du XVIIIème siècle au milieu du XXème, la famille Legru – du côté de ma grand-mère – a travaillé à la mine, notamment à Bruay, au sud de Béthune. Je ne vais pas vous faire un dessin pour vous expliquer les liens entre les « Gueules Noires » et le RCL.
De manière plus triviale, je crois qu’il est difficile pour un gosse de ne pas tomber amoureux du RCL. Il met les pieds à Bollaert et il découvre son ambiance.
Pour résumer, disons que l’héritage familial m’a poussé vers Lens et que la ferveur autour du club m’a fait m’y accrocher, y compris lors des saisons galères.

Miroir du Nord: pourquoi pas Lens? pourquoi pas Lille?

Pierre: Contrairement à ce qu’essaye de nous faire croire la bien pensance, la haine est indissociable de l’amour. Quand tu aimes ton club, tu hais son ennemi, et l’ennemi, quand tu es losciste (et plus encore DVE), c’est Lens…

Luc: Honnêtement, je dirais que c’est une rivalité très primaire. Nous ne nous aimons pas. Cela a toujours été comme ça ou presque, car il est question de suprématie régionale. Point. Certes, il y avait peut-être autrefois un aspect social (« Lens l’ouvrière », « Lille la bourgeois »). Mais je ne crois pas qu’il existe encore aujourd’hui. Les supporters ont toujours eu plus de difficultés à être réguliers dans leur passion. Rapidement, ils quittent le stade si les résultats ne sont pas à la hauteur.
En comparaison, nous étions en moyenne entre 25 et 30 000 lors de nos saisons de Ligue 2. C’est plus que la plupart des clubs de L1 aujourd’hui, y compris des références comme Saint-Etienne.
Pour conclure, Lille a le palmarès mais nos deux seuls trophées majeurs ont eu un retentissement incomparable.

Miroir du Nord: ce que tu as fait de plus dingue en tant que supporter?

Pierre: j’en ai fait des trucs dingues au grand désespoir de mes parents. Des déplacements en voiture à Cannes ou Nice entassés dans ma R5, un à Louhans Cuiseaux avec retour immédiatement après le match, chose que je pouvais faire quand j’étais plus jeune, revenir de Furiani à Bastia à pied après une victoire lilloise, faire déplacer le séminaire de ma boîte de l’époque pour pouvoir assister à un match de coupe d’Europe.

Luc: Faire un aller-retour à Istres pour un match de Ligue 2 me paraît assez dingue. Plus généralement, dépenser je ne sais combien d’euros et faire je ne sais combien de kilomètres pour suivre l’équipe est complètement insensé. Je ne regrette rien mais j’ai arrêté ça aujourd’hui, la vie d’homme et de père a pris le dessus !

Miroir du Nord: cite 1 point positif sur l’autre club

Pierre: Ah, pourquoi me faire tant de mal… Plus sérieusement, la ferveur populaire. Lille n’est pas une ville de sport. Ça a un peu changé avec les récents titres mais tu trouves plein de supporters lensois à Lille alors que l’inverse est plus difficilement imaginable. Je ne trouve pas pour autant que ce soit le meilleur public de France comme ils s’autoproclament (je trouve l’ambiance à Saint-Etienne, Marseille ou même Bastia plus impressionnante par exemple) mais toute la ville et la région est derrière eux. Apres, si tu n’aimes pas le foot à Lens…

Luc: J’ai de très bons amis et camarades supporters du LOSC, y compris l’un de mes témoins de mariage. Après, je ne sais pas trancher la chose : est-ce que cela veut dire que Lille attire les gens biens ou est- ce que cela démontre que personne n’est parfait ? Sinon, les tribunes (clairsemées) de Pierre Mauroy semblent plus propices à la liberté d’expression que celles de Bollaert, gangrenées par une minorité antifa. Cela dit, j’ai bien peur que cela soit le reflet de la société française plutôt que celui du bassin minier. D’ailleurs, le FN a fait de meilleurs résultats là-bas que partout ailleurs ou presque. Bollaert doit être rempli de gens qui craignent de dire ce qu’ils pensent…

Miroir du Nord: pourquoi participes tu au miroir du Nord en tant que contributeur?

Pierre: Le concept de reinformation me tient à cœur. Je ne prétends pas avoir les compétences d’un journaliste sportif dont c’est le métier mais si je peux faire passer le ressenti d’un passionné avec les excès et la mauvaise foi inhérentes à ce statut, j’en serai heureux.

Luc: Je participe par amitié pour la personne à l’origine du projet et par conviction.
L’information est contrôlée par des médias sans scrupule, qui exècrent les traditions, les identités régionales et les patriotes en général. Cela touche tous les sujets : politique, questions sociétales, covid, culture, cinéma… Comme dirait l’autre il faut « tout reprendre », et c’est ce que j’essaye de faire, humblement, par ma participation à des projets comme Le Miroir du Nord.

Crédit photo: wikimédia

Le miroir du Nord, 2021. Dépêches libres de copie et de diffusion sous réserve de mention et de lien vers la source d’origine

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